• André Lacasse

7 décisions pour la réussite financière


Les petites décisions font les grands changements, c’est bien connu. Continuer ou rebrousser chemin? Retourner à l’école ou ne pas s’en donner la peine? Agir ou y penser? Investir dans un CELI, un REER ou un REEE?



Une cliente m’a récemment remercié de l’avoir aidé à prendre de bonnes décisions financières. Je dois admettre que sur le coup, j’étais un peu embêté ne sachant pas ce que j’avais fait…


C’est qu’à l’époque, je lui avais présenté un plan d'action sur mesure que j’avais développé, avec comme titre « les 7 décisions pour atteindre la réussite financière ».


Sans le savoir, je l’ai inspiré.


Ce qu’il y a de plus surprenant est que ces décisions, prises dans la vingtaine ou la trentaine, peuvent être très faciles à mettre en application et s’avérer des plus efficaces.


Dans son cas, elle n’osait pas devenir propriétaire, même si cela était un rêve qu’elle chérissait depuis de nombreuses années. Son plan d’épargne lui avait permis d’accumuler des REER et des CELI suffisants pour la mise de fonds mais les coûts afférents à ce rêve (taxes municipales, entretien, taux hypothécaires, etc...) la faisait hésiter.


Ce n’est qu’après avoir évalué tous les coûts des deux options, acheter ou louer, qu’elle prit enfin sa décision.


Comme planificateur financier, j’aime bien conscientiser les gens sur l’importance de l’indépendance financière et ces 7 décisions représentent, à mon avis, le chemin le plus sûr pour y arriver. Alors voici ces 7 décisions…


1. Obtenir un diplôme


Obtenir un diplôme dans un domaine qui vous intéresse permet de monnayer vos services et surtout d’avoir la liberté de choisir la carrière que vous voulez.


Ici, je ne parle pas nécessairement d’un diplôme universitaire. Selon le domaine, il peut s’agir d’un DEC, BAC, maîtrise ou d'un doctorat. L’important est d’être bien au travail.


2. Trouver une carrière qui vous passionne


Il est prouvé que les passionnés sont très motivés, veulent en apprendre plus et tendent à développer de nouvelles idées. Dans bien des cas, cela mène à des promotions ou à des responsabilités accrues et donc, à de meilleures conditions financières. Et qui sait, peut-être même que vous vous déciderez à vous lancer en affaires dans votre domaine?


3. Mettre de l’argent de côté


Je ne le dirai jamais assez quand je porte le chapeau de planificateur financier : mettez 10% de votre salaire de côté à l’aide d’un prélèvement automatique le jour de paie.


Peu importe le véhicule financier que vous choisirez (REER, CELI, REEE etc.), ce n’est pas important à ce stade-ci. Il faut tout simplement le faire. Ce n’est qu’une fois la planification de retraite établie que votre conseiller pourra évaluer la répartition optimale.


Après un certain temps, vous ne vous en rendrez plus compte, comme c’est le cas avec les paiements automatiques pour les assurances, l’hypothèque ou la voiture.


4. Bâtir un plan de protection en cas de coups durs



Dans la vie, de nombreux événements non prévus peuvent subvenir et avoir un impact négatif sur votre planification financière. Une perte d’emploi, une invalidité, le décès d’un proche ou simplement une dépense imprévue n’arrivent pas uniquement qu’aux autres.


Un plan de protection en cas de coups durs est assurément le premier point à discuter avec votre planificateur financier.


Il faudra prévoir :


  • La création d'un fonds d'urgence correspondant à au moins 3 mois de salaire

  • L'achat d'une assurance salaire, si pas offerte par l'employeur pour remplacer votre revenu jusqu'à l'âge de la retraite en cas d'invalidité

  • L'analyse de vos besoins en assurances vie pour combler tout manque pour votre famille en cas de décès


Les seuls conseillers habiletés à préparer une analyse de besoins en assurances sont ceux qui détiennent le titre de Conseiller en sécurité financière.


Votre planificateur financier, qu’il soit indépendant ou non, ou votre conseiller en placements n’a pas nécessairement ce titre.



5. Acheter une maison


Certains planificateurs financiers soutiennent qu’acheter une maison n’est pas avantageux financièrement si l’on compare l’ensemble des coûts à la location. Cela peut être vrai dans la mesure où l’écart entre les deux est investi.


Par contre, ce n’est pas mon avis. S’acheter une maison, financée à un taux qui avoisine les 3%, devient une forme d’épargne forcée. Et comme une maison prend généralement de la valeur avec le temps, il est possible de bâtir un patrimoine important en 25 ans. D’ailleurs, l’an dernier, la valeur des immeubles résidentiels dans la région de Montréal a cru de 6,2%.


Un avantage à ne pas négliger est qu’à la disposition d’une résidence principale, aucun impôt ne sera exigible. Vous devrez toutefois penser aux coûts que vous devrez consacrer pour vous reloger…


6. Transformer une mauvaise habitude en épargne


Un ami m’a téléphoné il y a quelques années pour me demander de l’aide, en pensant qu’un planificateur financier pouvait faire des miracles. Évidemment, je ne peux pas faire de miracles… mais je peux faire des budgets!


Malgré un revenu familial de 80 000$ et peu de dettes, sa conjointe et lui n’arrivaient pas à joindre les deux bouts.


En travaillant le budget, j’ai constaté que tous les matins, mon ami avait pris l’habitude de déjeuner au restaurant. À 13$, taxes et pourboire inclus, ce n’est pas si cher après tout. Sauf que pour payer 13$, il faut en gagner 20$ en tenant compte de l’impôt.


20$ par jour 5 fois par semaine fait 100$. Et pendant 52 semaines, ça fait plus de 5 000$ par année, envolés…


Donc le revenu ajusté du ménage passe de 80 000$ à 75 000$ à cause du restaurant. Inutile de dire qu’après l’exercice budgétaire, mon ami a commencé à faire ses rôties le matin!


7. Intensifier le plan d’épargne


La sensation qui accompagne votre dernier paiement auto ou hypothécaire, vous connaissez?

Une erreur commune est de ne pas continuer vos paiements… dans un CELI ou un compte d’épargne. Quand votre voiture sera enfin payée, elle sera encore sécuritaire, même après 5 ans.


Si le paiement était de 400$ par mois, pourquoi ne pas faire une contribution mensuelle du même montant pour prévoir l’achat de la prochaine? 400$ par mois après 2 ans, c’est une mise de fonds de 9 600$ plus les rendements.


Pour conclure, la définition que vous voudrez donner à la « réussite financière » vous appartient. Mais en prenant ces 7 décisions, vous pourriez vous en rapprocher tranquillement mais sûrement! Contactez votre conseiller ou votre planificateur financier pour lui en parler!

500-1850, Avenue Panama

Brossard, Québec J4W 3C6

514-229-6307

andre.lacasse@sfl.ca

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