• André Lacasse

Les 6 trucs d’un planificateur financier pour les petits budgets



Saviez-vous que c'est la semaine de la planification financière au Québec et au Canada?


Je profite donc de l’occasion pour vous rappeler que la planification financière n’est pas strictement réservée aux mieux nantis et qu’il est possible, en prenant de petites décisions, d’améliorer votre situation.

Et si vous avez une jeune famille, je peux très bien comprendre (j’ai trois enfants) que le budget a, malheureusement, une limite.

Alors voici 6 suggestions pour vous aider!


1. N’hésitez pas à demander des conseils

Contactez un planificateur financier dans votre région et demandez-lui de vous aider à bâtir un plan. Peu importe si vous êtes salarié ou entrepreneur, il devrait vous recevoir avec plaisir.

Il est possible qu’il vous réfère à un autre conseiller ou professionnel. Si tel est le cas, ne vous en faites pas, il cherche vraiment à vous aider. Mes collègues conseillers se spécialisent souvent dans un créneau particulier et vous proposer de rencontrer un autre professionnel peut être une bonne affaire.

Ce que vous devez retenir est qu’il sera content de vous aiguiller même si vous ne devenez pas son client alors, ne soyez pas gêné!

Vous pouvez trouver un planificateur financier partout au Québec en consultant le site de l’IQPF (Institut québécois de planification financière).

2. Un budget pour voir clair

Ceux qui me connaissent savent que je ne peux pas écrire un billet comme celui-ci sans parler de l’importance du budget.

Faire état de ses revenus et dépenses ou « gérer sa paie » est un premier pas mais selon Caroline Soulard, consultante budgétaire à l’Association coopérative d’économie familiale de la Rive-Sud (ACEF), « définir des objectifs et établir une stratégie pour les atteindre est ce qu’il y a de plus important. Et si vous êtes en couple, les deux doivent participer à l’exercice. »

Madame Soulard offre des ateliers à prix modique sur l’art de bien préparer un budget. « Il y a des ACEF un peu partout au Québec et quiconque veut apprendre à suivre un budget peut s’inscrire à des sessions d’information, habituellement suivies de consultations individuelles. »

Je lui ai également demandé en quoi consiste le plus grand piège à éviter. Selon elle, c’est de dépenser en utilisant le crédit facile sans réfléchir aux conséquences, c’est-à-dire à l’obligation de rembourser des prêts à taux d’intérêt élevé.

3. Ouvrez un Régime enregistré d’épargne-études

Je le sais, trouver 50$ ou 100$ par mois pour investir dans un REEE n’est pas toujours évident mais comme les subventions peuvent atteindre 30% et même plus, si le revenu familial est inférieur à 45 282$, l’effort en vaut le coup.

La seule chose qui importe est de prendre le temps de parler à votre planificateur financier avant d’ouvrir le REEE pour vous assurer qu’il n’y a pas d’autres priorités plus importantes.


4. Un REER, c’est bon ou pas?


Dernièrement, une journaliste bien connue m’a demandé de vérifier une information qu’elle avait obtenue. On lui avait dit que les parents à faible revenu avaient avantage à prendre un CELI plutôt qu’un REER.

Je n’en suis pas si sûr…

Si l’on regarde les mathématiques, investir 1 000$ dans un REER permet de réduire le revenu imposable du même montant. Non seulement il y a une déduction d’impôt, mais de nombreuses mesures fiscales pourraient être bonifiées comme :

  • Allocation canadienne pour enfants;

  • Crédit de TPS;

  • Réduction des cotisations pour RRQ, A-E, RQAP;

  • Soutien aux enfants (provincial);

  • Prime au travail;

  • Crédit solidarité.

Il n’est pas rare de voir un retour des gouvernements atteindre 75% et même plus, ce qui fait que dans plusieurs cas, prendre un REER ne peut qu’être bénéfique.

Encore une fois, faites-vous conseiller mais sachez qu’un simple 50$ ou 100$ par mois peut faire toute une différence dans 20 ou 30 ans pour atteindre l’indépendance financière.


5. Construisez un plan de protection

Une médiatrice familiale m’a fait réfléchir l’autre jour en me référant un dossier. Une dame, monoparentale et à faible revenu, réussissait à joindre les deux bouts grâce à une pension alimentaire de 1 000$ par mois.

Qu’arrivera-t-il si le père des enfants décède et que cette pension disparaît? Ou si vous aviez un enfant handicapé?

Ne négligez pas de demander à un conseiller en sécurité financière de faire votre analyse de besoins en assurances. L’exercice est gratuit et s’il devait y avoir un besoin, ce conseiller pourra, s’il est indépendant, vous proposer les solutions les mieux adaptées à votre situation. À noter que ce ne sont pas tous les planificateurs financiers qui détiennent le titre de conseiller en sécurité financière.

6. Apprenez!

Bien que les gouvernements, banques, caisses Desjardins et bien sûr, votre planificateur financier, aient un rôle à jouer pour vous aider à atteindre l’indépendance financière, je suis d’avis que c’est d’abord et avant tout à chacun de s’informer et de s’éduquer.

Le problème est que la vieille expression québécoise « trop c’est comme pas assez » s’applique tellement bien aux questions liées aux finances personnelles qu’on pourrait se demander si elle n’a pas été inventée pour l’industrie. En effet, les sources d’information sont presque infinies.

Inscrivez-vous aux infolettres des sites que vous aimez, ou gardez-les dans vos favoris, ils peuvent vous aider à en apprendre plus. Ce qui est bien avec ces ressources est que plusieurs d'entre elles sont indépendantes et n’ont aucun biais vers une institution financière ou une autre.


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514-229-6307

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