• André Lacasse

Pourquoi pas un plan d'épargne santé?


Les québécois savent depuis longtemps qu’ils ne peuvent se fier ni aux gouvernements, ni à leurs employeurs pour se bâtir une planification financière adaptée à leurs réalités.


Pour y arriver, bon nombre d’entre eux demandent l’aide d’un planificateur financier. De par son rôle, il sera en mesure d’aider à bâtir un plan en lien avec leurs objectifs. Une fois la cueillette de données terminée, il est fort probable que ce planificateur financier recommande de prendre des décisions sur un ou plusieurs des sept domaines d’intervention tels que définis par l’IQPF.


Ces décisions pourraient être de suivre un budget, de planifier la retraite en contribuant au REER ou au CELI, de procéder à l’analyse des besoins en assurances ou encore de rédiger un testament. Tout dépend de la situation de chacun.


Dans la plupart des cas, votre planificateur financier suggérera un plan d’épargne. Au Québec, plan d’épargne est souvent associé au REER alors qu’il n’en est rien.


Voilà pourquoi je vous propose un article pour démystifier ce que nous appelons plan d’épargne. Celui-ci devrait contenir les éléments suivants :


1. Un montant


À partir du budget, votre planificateur financier indépendant vous aidera à établir le montant à allouer au plan d’épargne. Attention! La ligne « plan d’épargne » n’est pas la dernière du budget… elle doit se situer tout juste après les besoins de base comme le logement, la nourriture et les activités des enfants mais avant les restaurants, l’alcool et les sorties.


2. Le fonds d’urgence


La plupart de mes collègues planificateurs financiers s’accordent pour dire que le fonds d’urgence devrait faire partie des priorités des québécois. Nul n’est à l’abri d’une perte d’emploi, d’une maladie ou d’un dégât d’eau important dans la maison.


Idéalement, l’équivalent de 3 mois de salaire net devrait être mis de côté dans un CELI. Donnez-vous du temps pour le bâtir : si vous devez mettre 3 600$ de côté, allez-y à raison de 200$ par mois pendant 18 mois.


3. Le plan de retraite


Je sais que de nombreux québécois cotisent à leur REER à la va vite en février sans avoir un plan de retraite. Pour des raisons qui m’échappent, certaines institutions financières « vendent » des REER à des clients à qui on n’a pas remis un rapport signé qui spécifie combien ils doivent mettre de côté à chaque mois pour atteindre leurs objectifs de retraite. Ce n’est qu’une fois ce rapport obtenu que l’on pourra choisir un montant mensuel à déposer dans le REER ou dans le CELI.


4. Les études des enfants


Les gouvernements du Canada et du Québec offrent de généreuses subventions pour aider les parents à financer les études de leurs enfants. En fait, un cadeau de 750$ (30% par année sur un maximum de contributions de 2 500$) à tous les ans est disponible! Votre planificateur financier indépendant peut facilement vous expliquer les détails ou vous référer à un spécialiste.


5. Les petites gâteries


Comme planificateur financier, j’essaie de garder une touche humaine quand je présente mes recommandations. Si vous respectez votre plan d’épargne, vous méritez sûrement une récompense… Alors si vous aimez les voyages dans le sud, pourquoi ne pas réserver un montant de 100 $ par mois, ou 1 200 $ après un an pour vous offrir le Mexique? Choisissez votre projet et incluez-le dans votre plan. De nombreux calculateurs en ligne peuvent vous aider.


6. Le plan d’épargne santé


Depuis la nuit des temps, les québécois souhaitent deux choses lors des célébrations du jour de l’an : prospérité et santé. Pour la prospérité, disons que c’est réglé avec le plan d’épargne préparé avec l'aide de votre planificateur financier. Par contre, la santé peut s’avérer problématique. Bien qu’il soit possible de mettre toutes les chances de notre côté en bougeant et en mangeant bien, personne ne peut contrôler son destin.


De nombreuses compagnies d’assurances offrent des assurances maladies graves qui comportent un remboursement des primes après un certain nombre d’années, si aucune réclamation n’est faite.



En d’autres mots, si vous recevez un diagnostic d’une maladie prévue au contrat, vous recevez la prestation. Si vous demeurez en pleine santé, vous pouvez résilier votre contrat et recevoir, libre d’impôts, toutes les primes payées. C’est un peu comme « investir » dans un plan d’épargne santé avec un taux d’intérêt de 0% pendant un certain nombre d’années tout en étant protégé.


Pour en apprendre plus sur ce type de produit, l’idéal serait de contacter un planificateur financier qui détient également le titre de Conseiller en sécurité financière, les seuls autorisés à parler de ce produit et surtout à évaluer s'il est approprié.


En conclusion, un bon plan d’épargne devrait tenir compte de ces six éléments et le montant disponible, réparti selon vos priorités.


300-6400 ave Auteuil Brossard, Québec J4Z 3P5

514-229-6307

andre.lacasse@sfl.ca-

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